Un directeur se donne la mort dans son école

Un directeur se donne la mort dans son école

Bruno Delbecq,directeur de 63 ans à l’école Louis Ravet (Saint-Laurent-du-Var, Alpes-Maritimes) s’est suicidé dans son école. Il a été retrouvé samedi matin par les secours mort, pendu, a indiqué une source proche du dossier.

Ce collègue était en fonction « depuis une vingtaine d’années » et « proche de la retraite », a précisé une porte-parole du rectorat, qui s’est rendue sur les lieux.

Selon l’article de Nicematin ce directeur très apprécié laissant derrière lui deux enfants aurait rédigé une lettre d’explication.

Cela n’est pas sans rappeler Christine Renon directrice épuisée qui s’était donnée la mort dans son école. 99 directeurs au bord du burn-out alertaient justement cette semaine sur les conditions de travail et la pression causée par le confinement et la réouverture des écoles.

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13 Comments on “Un directeur se donne la mort dans son école

  1. oh lala, quelle désolation, je suis scotchée, d’autant que je ne peux que comprendre sans accepter ce geste pour y avoir moi-même songé il y a peu de temps avec 24 ans de direction…
    d’où ma participation au mouvement…
    et actuellement en arrêt de maladie, le burn-out,je connais pour en avoir fait un il y a 1 an et demi…
    repose en paix collègue et sincères condoléances à ta famille.

  2. Je suis extrêmement touchée de ce qui arrive à Bruno Delbecq. J’ai été directrice pendant treize ans. j’ai arrêté après un burn-out pour ne pas en arriver là. J’y songeais trop souvent.
    Ce que vit mon directeur actuel avec la crise sanitaire et la gestion de la reprise, est inhumain (et ce n’est déjà pas facile en temps normal). Je ne compte pas ses heures, mais il doit au moins travailler 80 h par semaine, 7/7. Toute l’équipe de l’école est en permanence branchée sur la messagerie Whatsapp depuis le début de cet épisode afin de lui montrer qu’il n’est pas seul. mais même là, c’est difficile pour lui. Il a de gros moments d’abattement. Et pourtant, c’est un garçon solide !

    • Je compatis a cette tragédie. Nous représentons les marche pieds des inspecteurs. Ceux qui veulent gagner en échelon et montrer que l’on peut si on veut. Certains directeurs qui ne restent pas a leur place et qui souhaitent montrer leur implication au plus grand nombre. ce que vit un directeur tous les autres le vivent. Nous sommes des êtres humains et demandons un minimum de considération. La place tampon que nous représentons pèse énormément sur nos êtres. La mise à disposition d’un psychologue à la l’écoute des directeurs n est pas négligeable. A toute sa famille bon courage.

    • Bravo à toute votre équipe de montrer à votre directeur qu’il n’est pas seul.
      Directrice d’une école maternelle de 2 classes et depuis le début de la crise, ma collègue est aux abonnés absents.
      Je ne veux plus entendre parler de direction.

  3. Et bien sûr notre ministre ne dira pas un mot . . . Quelle honte ! ! ! Ah la POLITIQUE ! ! ! Quel affreux métier ! ! ! Grande gueule face aux médias mais aucune considération pour le  » PETIT personnel  » qui affronte chaque jour les difficultés du métier pour un salaire de misère ( en fonction de responsablités ) qu’il doit assumer pendant des années et qui finit sa carrière complètement vidé ! ! ! ( au détriment de sa famille.

  4. Quelques réflexions
    – mon médecin qui a d’autres enseignants dans sa patientèle et dans sa famille m’a dit un jour que ceux qui duraient dans ce métier étaient ceux qui ne s’y investissaient pas à 100%…
    – Nous sommes les seuls à avoir passé un concours de catégorie A dans la fonction publique, pour une paye de catégorie C en étant sans cesse infantilisés avec un bac +5
    – 63 ans à une autre époque il aurait pu être déjà à la retraite ou faire un travail tellement intéressant, bien payé et considéré qu’il aurait supplié pour rester et que les candidats se battraient pour son poste.
    – Soyons plus terre à terre: Et nous dans quel état seront nous à 63 64 65 66 ans? l’âge où notre jeune président veut nous voir travailler

  5. 63 ans, il a commencé l’année scolaire de trop. La retraite des instits était à 55 ans, ce n’était pas par hasard. Jeprésente mes condoléances à la famille.
    Anne,
    Directrice à la retraite.

  6. si on demandait les mêmes diplômes aux actionnaires pour pouvoir toucher leurs dividendes …
    quelle tristesse cette pauvre nation qui élit ses présidents avec un nombre de voix minoritaire et continue d’avoir peur de ce qui à fondé sa république.
    Liberté, Egalité, Fraternité.
    Toutes mes condoléances à sa famille.

  7. Quand j’étais inspectrice à Lille, j’ai eu la chance de travailler avec Bruno Delbecq qui était déjà un directeur efficace, intègre, dévoué à sa mission, sans jamais renoncer à ses convictions.
    Son geste lui appartient et je me garderai bien de l’interpréter.
    Je salue la mémoire d’un homme sur qui on pouvait compter dans et hors l’école. Il a toujours fait ce qu’il croyait devoir être fait. Je pleure sa dernière décision qui nous prive de sa lumineuse présence.

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